Unique monastère de moniales bénédictines en Cotentin, l’Abbaye NotreDame de Protection de Valognes, une des deux dernières héritières de la grande Abbaye de Montivilliers, n’avait jamais fait l’objet d’une étude historique complète. Quelques éléments épars entachés de plusieurs erreurs souvent reprises appelaient une analyse plus fine et critique. Les drames de l’histoire, surtout la Révolution et les bombardements liés au Débarquement de juin 1944, les épreuves de l’abbaye ellemême l’avaient privée d’une grande partie de ses archives, il fallait donc tenter de reconstituer patiemment le puzzle, en cherchant à percer le mystère des périodes qui, au cours de ces quatre siècles, n’avaient guère laissé de traces.

Il aurait été dommage de ne pouvoir mieux découvrir le courage, l’énergie dont les moniales avaient fait preuve depuis la première installation à Cherbourg, les années d’errance qui l’avaient suivie avant la création de l’Abbaye royale à Valognes, jusqu’à la Révolution. Chassées alors de leur monastère pour être jetées en prison ou dans la clandestinité, les quelques survivantes ne s’avouèrent pas vaincues : reprenant l’ancien couvent des Capucins elles donnèrent un souffle nouveau à la vie monastique qu’elles n’avaient jamais tout à fait abandonnée.

D’autres drames les y attendaient, surtout ceux qui, comme prix de la liberté, frappèrent en notre temps la Normandie. Mais la vitalité retrouvée permit aussi de se lancer dans l’aventure missionnaire et la fondation d’un monastère en Afrique. Le courage n’aurait pas suffi, il fallait aussi une foi solide et une invincible espérance.

Valognes – L’ardeur d’une flamme – 400 ans d’histoire d’une abbaye normande

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