ESPRIT ES-TU LÀ ?

Je poursuis ma réflexion sur : redécouvrir, découvrir mieux l’Église rassemblée, Corps du Christ, présence réelle du Ressuscité.

Ce n’est pas le prêtre qui consacre le pain et le vin : c’est l’Esprit-Saint.

Le prêtre appelle l’Esprit-Saint : « C’est pourquoi nous te supplions, Seigneur, de consacrer toi-même les offrandes que nous apportons : sanctifie-les par ton Esprit pour qu’elles deviennent le Corps et le Sang de ton Fils, Jésus Christ, notre Seigneur » (Prière Eucharistique III). Cette invocation de l’Esprit-Saint s’appelle une épiclèse, c’est-à-dire en grec :  appel (klèsis) sur (épi). 

Avez-vous remarqué une seconde épiclèse, après la consécration – par l’Esprit-Saint ! – du pain et du vin : « Quand nous serons nourris de son Corps et de son Sang, et remplis de l’Esprit-Saint, accorde-nous d’être un seul corps et un seul esprit dans le Christ ». C’est une épiclèse sur l’assemblée célébrante pour que – tout comme le pain et le vin – elle devienne Corps du Christ. C’est d’une puissance extraordinaire …

Saint Augustin (354 – 430) le dit dans son sermon 272 pour les baptisés de Pâques :

« Si vous voulez comprendre ce qu’est le corps du Christ, écoutez l’apôtre Paul, qui dit aux fidèles : « Vous êtes le corps du Christ ; et chacun pour votre part, vous êtes les membres de ce corps »  (1 Corinthiens 12,27). Donc, si c’est vous qui êtes le corps du Christ et ses membres, c’est le symbole de ce que vous êtes qui se trouve sur la table du Seigneur, et c’est votre mystère que vous recevez. Vous répondez : « Amen » à ce que vous êtes, et par cette réponse, vous y souscrivez. On vous dit : « Le corps du Christ », et vous répondez : « Amen ». Soyez donc membres du corps du Christ, pour que cet amen soit véridique ».

Dans le cahier très intéressant Vivre la messe – La nouvelle traduction du Missel Romain, un auteur écrit :

« Ce regard étonne aujourd’hui parce que l’évolution de la théologie et de la piété a mis en avant la présence substantielle de ce corps dans l’hostie. Mais aux yeux des premiers Pères de l’Église, plus sensibles à la dynamique d’ensemble de la célébration, la vérité du sacrement culminait dans la communion des participants faisant d’eux le corps – ecclésial – du Christ » (édité par le service National de la pastorale Liturgique et Sacramentelle – 2021 – 25 €).

Pentecôte 2022

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