Léon XIV: la vie monastique est une spiritualité de prière, de travail et de joie
- 15 mars
- 2 min de lecture

Ce samedi 28 juin, le Pape Léon XIV a reçu en audience les participants au chapitre général de l’ordre de Vallombreuse appartenant à la confédération bénédictine, fondé au début du deuxième millénaire. Le Saint-Père a invité les moines à «rendre simple, au bénéfice de tous, cette vie chrétienne qui peut encore élargir les horizons et le souffle de toute existence humaine».
Jean-Benoît Harel – Cité du Vatican
Congrégation quasi-millénaire, l’ordre de Vallombreuse ne compte plus que quelques dizaines de religieux. En recevant le chapitre ce samedi 28 juin au matin, le Pape Léon XIV a dressé un parallèle entre l’époque de la fondation, en 1070, et les temps actuels.
L’aube d’un nouveau millénaire
Ainsi, le fondateur de l’ordre au début du deuxième millénaire, «saint Jean Gualbert a obéi à la vocation qui le poussait à une plus grande authenticité». De même, «nous nous trouvons à nouveau à l'aube d'un millénaire», a fait remarquer le Souverain pontife, «le monde entier semble se reconfigurer».
«Il ne s'agit pas d'abandonner les défis de notre temps, mais de les habiter avec la profondeur de celui qui sait se taire et écouter la Parole de Dieu, pour lui donner la lumière dans la culture en mutation», a expliqué Léon XIV. Ainsi, Jean Gualbert est un modèle inspirant pour «consoler les fragilités actuelles».
26/06/2025
Dans la salle du Consistoire du Palais apostolique, le Pape Léon XIV a reçu les évêques issus de deux communautés religieuses: les scalabriniens et les rédemptoristes. En saluant ...
Réformer, renouveler, rendre simple la vie chrétienne
Religieux italien originaire des environs de Florence en Italie, saint Jean Gualbert fonde une abbaye à Vallombreuse en 1039, avec pour but de revenir «aux sources authentiques de la prière et de l'apostolat, comme l'avaient fait les Apôtres, les Pères de l'Eglise et saint Benoît».
Léon XIV a cité le Pape Paul VI pour expliquer que les premiers moines de cette congrégation cherchaient ce renouveau, cette «nova conversio», «comme une sanctification personnelle». Paul VI insistait sur la pertinence de ce renouveau des ordres religieux, pour le clergé et le laïcat, dans le contexte post-concile Vatican II qu’il qualifiait «des points les plus vifs et les plus passionnants du Concile».
Aujourd’hui, «nous sommes souvent moins forts que par le passé, moins jeunes et moins nombreux, parfois blessés par les limites et les erreurs humaines», a déploré le Saint-Père. Mais il reste toujours une espérance, «l'Évangile reçu sine glossa ne cessera jamais de répandre le parfum de sa propre beauté».




Commentaires