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Secrétariat au service des oblats et des oblatures bénédictines

La spiritualité bénédictine connaît un regain d’intérêt depuis quelques décennies, notamment chez les économistes, les sociologues, les dirigeants d’entreprises. On en souligne une originalité majeure : c’est la convergence entre vie intérieure et activité productive, souvent résumée par la formule latine « Ora et labora ».

Paradoxalement, les Oblatures bénédictines restent peu connues, restant traditionnellement dans l’ombre des monastères et dans la discrétion chère à Saint Benoît. Ce site dans sa nouvelle version, qui continue d’évoluer, se veut à la fois un espace de retrouvailles entre oblats, et un lieu d’accueil pour toute personne qui passe par là, et s’arrête en voyant un peu de lumière…

Pour en savoir plus sur nous, vous pouvez commencer par visiter les pages ci-dessous :

1 – Les Oblats
2 – Comment devient-on oblat ?
3 – Le Secrétariat au service des Oblatures Bénédictines
4 – Les AG du SOB


Edito

LE 15 DU MOIS DE FEVRIER

Cette année liturgique semble court-circuiter tous les grands moments. Il y a peu nous étions encore dans la lumière de Noël et l’enfance de Jésus… et nous voici déjà à l’entrée du Carême.

Mais qu’est le Carême ? Dimanche matin en sortant de la messe, une dame disait : « Ça ne nous changera pas beaucoup : depuis plus d’un an, on est en carême ! Pas de sortie, pas de loisirs, pas de visites et en plus il faut porter ce masque comme les lépreux de l’évangile ». C’est vrai que la vie en ce moment n’est pas facile, mais le Carême se résume-t-il à une période d’austérité ? Tournons-nous alors vers l’évangile et vers la Règle de notre Saint-Père Benoit !

La première fois où Jésus parle de sa Passion à ses apôtres, c’est après la transfiguration : nous allons donc mettre nos pas dans ceux du Christ et commencer par nous laisser transfigurer. Derrière notre masque, il y a un visage souvent morose, notre pas est lourd, nos épaules fléchissent, trop c’est trop ! Alors on en reste là ?

Bien sûr que non ! Nous nous sommes engagés à vivre à fond notre vie de chrétien sous la Règle de Saint Benoît et que nous dit-il ? Au chapitre 49, nous lisons que les moines devraient vivre toujours comme en Carême, mais que peu en ont le courage : « C’est pourquoi nous recommandons de garder une vie très pure, au moins pendant le Carême, et donc d’effacer pendant ces jours saints toutes les négligences du reste de l’année. » Nous y voilà ! Nous savons bien que pour effacer nos négligences et autres défaillances, le meilleur moyen est une bonne confession (ma grand-mère disait une «grosse lessive»). Ce merveilleux sacrement de la miséricorde pourrait bien nous enlever un peu de poids, nous rendre un visage heureux d’enfant de Dieu et alléger notre pas. C’est le début de la transfiguration.

Et maintenant prenons hardiment la route de Jérusalem ! C’est un chemin montant, pénible parfois, plein de contradictions pour Jésus et pour nous même. Alors Saint Benoît nous invite à prier, parfois avec des larmes, à lire, à faire pénitence :

Prier : Prenons du temps pour la prière, trouvons un coin tranquille, goûtons le silence d’une chapelle, d’une ballade dans la nature, un moment de solitude : Jésus est avec nous sur cette route et son Esprit trouve les mots ou les silences pour ouvrir notre cœur, essayons au moins !

Lire : dans tous les monastères, les moines ou moniales reçoivent un livre de Carême et c’est l’abbé qui le choisit. Demandons peut être à notre responsable d’oblature un conseil pour une lecture profitable, tous les jours un petit bout, avec un temps de « digestion »(on peut aussi dire de méditation) ! Essayons au moins !

Faire pénitence : quand vous vous confessez, le prêtre vous invite toujours à faire une petite action de pénitence. Mais Saint Benoît propose d’ajouter quelque chose, presque comme un « cadeau » à offrir librement à Dieu avec la joie de l’Esprit Saint. La pénitence nous rapproche de Jésus qui va s’offrir librement et même s’il faut en souffrir un peu, qu’est-ce en face de la Passion ! Mais c’est ce petit plus, comme le voile de Véronique ou l’épaule de Simon de Cyrène.

Ceci pourrait bien nous entrainer vers le partage pour alléger un peu la croix du frère dans la solitude, la maladie, la vieillesse, la faim, le découragement. Quelle joie d’avoir fait quelques pas sur le chemin avec Jésus ! Nous pourrions bien en être transfigurés…Essayons au moins !

 

Elisabeth ROUX
Présidente du SOB