
Service aux oblats &
aux oblatures bénédictines
Le SOB : Le Service aux Oblatures Bénédictines est au servec de la spiritualité bénédictine qui tient dans un grand équilibre la prière, le travail et l'hospitalité. La formule latine "Ora et labora" est souvent prise comme devise dans la famille bénédictine.
La spiritualité bénédictine
La spiritualité bénédictine connaît un regain d’intérêt depuis quelques décennies, notamment chez les économistes, les sociologues, les dirigeants d’entreprises. On en souligne une originalité majeure : c’est la convergence entre vie intérieure et activité productive, souvent résumée par la formule latine « Ora et labora ».
Paradoxalement, les Oblatures bénédictines restent peu connues, restant traditionnellement dans l’ombre des monastères et dans la discrétion chère à Saint Benoît. Ce site dans sa nouvelle version, qui continue d’évoluer, se veut à la fois un espace de retrouvailles entre oblats, et un lieu d’accueil pour toute personne qui passe par là, et s’arrête en voyant un peu de lumière…
Edito
13 juillet 2026
La canicule : souffrance et espérance.
Quand nous rencontrons nos voisins, quand nous écoutons la radio, quand nous regardons les réseaux, quand nous scrutons la météo… Ô désespoir ! La température monte encore, le soleil chauffe plus fort, l’air est irrespirable, les champs grillent, les animaux souffrent, les gens des villes étouffent. Les plaintes augmentent en nombre et en puissance, on cherche des responsables. C’est ce que nous vivons en ce mois de juillet 2026.
Que pouvons-nous faire ? Déménager ? Acheter une clim ? Partir au bord de l’eau ? Lancer une pétition ? Manifester ? Voter pour un autre bord politique ? Fermer les volets et attendre… l’été prochain qui sera certainement encore plus chaud. Tous ces incendies, ces morts, ces souffrances sont une réalité si douloureuse. Nous nous sentons victimes impuissantes et nous pourrions nous enfermer dans cette posture.
En tant que chrétienne, j’ose dire que la canicule peut être une ouverture car elle nous place devant la réalité de notre péché et de ses conséquences. Elle bouscule et dérange nos certitudes. Elle nous remet à notre place de créature de Dieu devant le Créateur. Nous vivons actuellement une expérience collective mondiale de nos limites et, pour beaucoup d’entre nous, c’est aussi une expérience personnelle, qui touche notre corps et atteint notre moral. La reconnaissance de notre responsabilité autant que celle de notre de notre impuissance permet un positionnement différent devant la puissance de la Création lorsqu’elle est déréglée par les hommes. C’est avec humilité que nous pouvons réfléchir individuellement et collectivement à notre façon de vivre pour survivre.
La canicule est une opportunité collective et individuelle de réflexions et d’actions. C’est une occasion de changement, une ouverture pour plus de solidarité et de partage, pour plus de respect envers les personnes fragiles, les animaux, les plantes, tout le vivant qui est en souffrance.

Choisissons la vie, Jésus nous a montré le chemin. Cette canicule nous oblige à vivre en vérité, à regarder en face notre difficulté, à nous entraider, à inventer pour nous protéger, à réfléchir pour ne pas mourir demain, à prendre un autre chemin que celui de la libre et outrancière consommation des biens terrestres. Si nous vivons avec la canicule dans la Foi reçue de Dieu, nous recevons aussi l’Espérance. Forts de notre Foi et de notre Espérance, la Charité sera agissante et un avenir sera possible. La canicule est un évènement qui peut nous conduire à Dieu et nous ouvrir à la Charité, comme un passage obligé qui nous permettra de dire avec Thomas « mon Seigneur et mon Dieu ! » qui reconnaît Dieu dans ses plaies. La canicule est inquiétante et insupportable, dangereuse et porteuse de malheurs mais elle aussi un formidable levier d’espérance.
Ce mois de juillet 2026 fera date, il ouvre dans la douleur un chemin d’Espérance et de Charité. La canicule nous interroge sur notre Foi, il nous faudra combattre. Avec Dieu à nos côtés nous sommes déjà vainqueurs mais il nous faut tenir dans l’unité.
Marie Mengarelli, Présidente du SOB
















