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Secrétariat au service des oblats et des oblatures bénédictines

La spiritualité bénédictine connaît un regain d’intérêt depuis quelques décennies, notamment chez les économistes, les sociologues, les dirigeants d’entreprises. On en souligne une originalité majeure : c’est la convergence entre vie intérieure et activité productive, souvent résumée par la formule latine « Ora et labora ».

Paradoxalement, les Oblatures bénédictines restent peu connues, restant traditionnellement dans l’ombre des monastères et dans la discrétion chère à Saint Benoît. Ce site dans sa nouvelle version, qui continue d’évoluer, se veut à la fois un espace de retrouvailles entre oblats, et un lieu d’accueil pour toute personne qui passe par là, et s’arrête en voyant un peu de lumière…

Pour en savoir plus sur nous, vous pouvez commencer par visiter les pages ci-dessous :

1 – Les Oblats
2 – Comment devient-on oblat ?
3 – Le Secrétariat au service des Oblatures Bénédictines
4 – Les AG du SOB


Edito

LE 15 DU MOIS DE FEVRIER 2024

Nous voici rentrés en Carême et nous poursuivons notre méditation du « Notre Père » qui nous conduit à Pâques et bien au-delà pour entrer dans cette prière que nous redisons si souvent en essayant d’en peser les mots pour ne pas être de ce peuple qui « honore Dieu des lèvres mais dont le cœur est loin de lui »

Que ton règne vienne : avec le psalmiste nous disons volontiers : « le grand Dieu c’est le Seigneur, le grand roi au-dessus de tous les dieux » et aussi « Dieu règne, exulte la terre ». Dieu a toujours régné sur l’univers puisque c’est lui qui l’a fait mais Dieu a laissé l’homme libre d’accueillir ou non toute chose venant de lui. Est-ce que je lui laisse toute latitude sur ma vie, est-ce que je lui laisse prendre les bonnes décisions quand il m’arrive (et c’est assez souvent) d’être un peu perdu ? Est-ce que je laisse le Bon Berger ramener sa brebis perdue au bercail ? Comment accueillir avec joie et respect tout ce que prodigue la main du « grand roi » ?

St Paul et st Jean nous parlent de ce grand amour dont Dieu nous aime, prier pour que le Règne de Dieu advienne n’est-ce pas faire pénétrer cet amour dans nos plus petites actions, dans nos conversations, dans notre prière pour le monde, pour la paix ? Oui Père que ton Règne vienne en chacun de nous et en tous tes enfants. C’est pas à pas que nous pouvons, avec la grâce de Dieu, faire advenir son Règne. Avant Noël nous disions « Viens Seigneur Jésus », continuons à dire que ton règne vienne ! 

Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel : mais qu’est-ce que la volonté de Dieu ? Dès le Deutéronome nous apprenons ce que veut Dieu pour son peuple : « Ce que je te commande aujourd’hui, c’est d’aimer le Seigneur ton Dieu, de marcher dans ses chemins, de garder ses commandements, ses décrets et ses ordonnances » et Jésus ajoutera plus tard : « Et le second commandement lui est semblable, tu aimeras ton prochain comme toi même ».

La volonté de Dieu n’est pas une suite d’injonctions mais plutôt un désir de Dieu que nous fassions ensemble ce qui lui tient le plus à cœur : Aimer et être aimé et que tous nous vivions dans et de cet amour. Reconnaissons combien nous sommes aimés et combien nous sommes appelés à aimer. Si nous sommes vraiment Fils, alors imitons le Père ! « Comme le Père m’a aimé ainsi je vous ai aimés, aimez vous les uns les autres comme je vous ai aimés » (Jn 15/ 16-17).

Mais puisque nous sommes ses enfants nous pouvons tout demander au Père !

« Si tu demande un poisson à ton père, va-t-il te donner un serpent ? Bien plus votre Père du ciel donnera-t-il tout ce que vous lui demandez »

Et nous voilà en demande : Donnes-nous, pardonnes-nous…

Donnes-nous aujourd’hui notre pain de ce jour : chez les scouts nous chantions un bénédicité : « le pain d’hier est rassis, le pain de demain n’est pas cuit, donnes-nous Seigneur le pain d’aujourd’hui ». Ce pain c’est bien sûr la nourriture, mais comme le dit Jésus dans l’évangile de la tentation au désert : « L’homme ne vit pas seulement de pain mais de toute parole venant de la bouche de Dieu ». Et nous voilà, oblats bénédictins, devant la lectio, comme nos frères et sœurs moines et moniales, nous y sommes invités jour après jour. Est-ce que je suis fidèle à cette Parole ? À la lire, la méditer, la prier ? Qu’est-ce qu’elle m’apporte ? Comment me nourrit-elle ? Comment m’envoie-elle en mission là où je suis, où je travaille, où je vis en famille ? Comment me converti-t-elle ?

Le pain c’est aussi, bien sûr, l’Eucharistie. Désirons-nous cette communion pleine et entière à la vie même de Dieu à travers la messe et la communion eucharistique ?

Jésus dit : « J’ai désiré d’un grand désir partager cette pâque avec vous » (relire Desiderio desideravi) et nous désirons-nous vraiment partager cette pâque avec lui jusqu’au bout ?

Prions pour qu’aujourd’hui, partout des prêtres puissent encore nous faire goûter la joie de communier au Corps et au Sang de notre Seigneur.

La prochaine fois nous parlerons du pardon, nous serons proche de la semaine sainte, de la passion de Jésus par qui le Père pardonne. Bonne Route !

Lisa, oblate de Chantelle