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Secrétariat au service des oblats et des oblatures bénédictines

La spiritualité bénédictine connaît un regain d’intérêt depuis quelques décennies, notamment chez les économistes, les sociologues, les dirigeants d’entreprises. On en souligne une originalité majeure : c’est la convergence entre vie intérieure et activité productive, souvent résumée par la formule latine « Ora et labora ».

Paradoxalement, les Oblatures bénédictines restent peu connues, restant traditionnellement dans l’ombre des monastères et dans la discrétion chère à Saint Benoît. Ce site dans sa nouvelle version, qui continue d’évoluer, se veut à la fois un espace de retrouvailles entre oblats, et un lieu d’accueil pour toute personne qui passe par là, et s’arrête en voyant un peu de lumière…

Pour en savoir plus sur nous, vous pouvez commencer par visiter les pages ci-dessous :

1 – Les Oblats
2 – Comment devient-on oblat ?
3 – Le Secrétariat au service des Oblatures Bénédictines
4 – Les AG du SOB


Edito

LE 15 DU MOIS D’OCTOBRE

Dès le prologue de sa Règle, Saint Benoît s’adresse à tous : « C’est à toi donc que s’adresse ma parole, à toi donc, qui que tu sois… ». Le 4 octobre dernier, le Saint Père François signait, à Assise, ce qui n’est pas anodin, sa dernière encyclique « Fratelli tutti » (Tous frères ou Vous tous frères). Elle pourrait commencer par les mêmes mots que ceux de Saint Benoît : « qui que tu sois ».

Dans une première lecture rapide de l’encyclique (car il est impossible de se contenter d’un survol, chaque mot étant ciselé avec précision), j’ai été immédiatement focalisé sur les nombreux aspects de la fraternité que développe le pape. Il y a ce qui paraît évident : la concorde, la paix , l’écoute, le souci d’ouverture… mais bien plus loin, nous voilà appelés à réfléchir de nouveau à l’écologie, à la justice sociale, à la paix entre les nations, jusqu’à la modification de la forme des Nations Unies, au problème des grandes migrations de peuples et de l’accueil de ces migrants, la haine raciale jusque dans notre propre vie de chrétiens, dans nos paroisses, nos églises, la réintégration de tous les âges de la vies dans la société et non pas seulement des productifs.

On pourrait donc faire un parallèle avec la Règle de Saint-Benoit bien au-delà de la petite phrase du prologue. Je vous invite ce mois-ci à vous y mettre, pourquoi pas en guise de Lectio Divina? Quand Benoît nous parle des jeunes, des malades, de ceux qui voyagent, de la manière de travailler au monastère et de vendre les produits de l’artisanat, quand il nous parle de la gouvernance du monastère, de l’humilité et de l’obéissance….. Justement à propos d’obéissance, je vous suggère de vous mettre au clair avec les mesures de précaution (pas toujours faciles à comprendre, je vous l’accorde) qui nous sont conseillées ou imposées. Nous avons librement élu un gouvernement ! Donc ceux à qui nous avons confié notre pays conseillent, imposent, punissent parfois…. nous sommes oblats, vivants dans le monde, dans ce pays, pourquoi avons-nous tant de mal à obéir, pourquoi tant de « murmures » ?

Pour terminer, ce mois d’octobre est celui du rosaire. Confions à Marie le soin de nous ramener à la douce humilité devant nos frères, notre Eglise, nos dirigeants et avant tout devant Celui qui déclarait : « Heureux les humbles, heureux les doux… »
Avanti fratelli tutti !

 

Elisabeth ROUX
Présidente du SOB